| PEDRO SOLER, guitarra flamenca |
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"Les doigts de Pedro Soler sont les cinq sens de la guitare. La guitare, en ses mains, regarde, écoute, chante, ressent et parle". (Miguel Angel ASTURIAS)
© Jacky Lepage
Très tôt, Pedro Soler (°1938) a été adopté par les maîtres de ‘l’Age d’or’ du flamenco. Arrivé à Madrid le jour de la mort de Manuel Vallejo il a connu au fameux ‘Villa Rosa’ d’autrefois, plaza de Santa Ana, les représentants encore nombreux de cette époque. Il a eu l’occasion d’accompagner Pericón de Cadiz, Rafael Romero, Bernardo de los Lobitos, d’entendre et voir jouer Perico del Lunar le père et le légendaire Manolo de Huelva, entre autres.
Il avait fait auparavent ses premières armes avec le granaino José Maria Rodriguez, dans le quartet espagnol de Toulouse devenue à l’époque la capitale de l’Espagne républicaine en exil.
C’est Jacinto Almadén (° 1899), qui attiré par la sonorité de son jeu, décide de le former pour en faire son guitariste. Il le prit à ses côtés comme second guitariste dans toutes ses tournées en Espagne et en Europe. Pepe de Badajóz, un des très rares guitaristes à avoir accompagné régulièrement l’illustre Don Antonio Chacón, était le premier guitariste de la compagnie.
N’intervenant, au début que pour l’accompagnement de danse, Pedro Soler receullit l’enseignement de Badajóz sans jamais prendre un ‘cours’. Le maître lui donnait des conseils. Le reste était ‘entendre et voir’, et chercher à comprendre car les seules indications étaient à peu près: ‘C’est ça, ce n’est pas ça’. La seule rénumération pour les conseils de Pepe était une boite d’énormes cigares Romeo y Julieta de temps en temps. Une grande amitié liait le maître au disciple, pourtant Pepe lui donna l’Alternative (*) de cruelle façon en 1967 lors d’un récital de Almadén à Madrid au Teatro de la Comedia. Pepe accompagnait la première partie, les chants les plus traditionnels du ‘jondo’, et Pedro Soler la seconde, les chants du ‘Levant’, plus libres qui étaient la grande spécialité de Almadèn ; lorsque le dernier chant de la première partie, la Seguiriya, fut annoncé, Pepe rangea sa guitare et partit malgré les plaintes de Almadèn, obligeant Pedro Soler à se présenter à Madrid devant un théâtre où toute l’afición et tous les artistes étaient réunis, en accompagnant un chant qu’il connaissait bien, sans plus. Le début fut difficile, voire houleux, mais le public adopta vite sa guitare et il sortit avec les deux oreilles (les siennes en tout cas !). La presse fit écho : ‘Les maîtres Pepe de Badajóz et Pedro Soler remplirent leur rôle d’accompagnateur avec une grande efficacité.’
A la fin de sa vie, Badajóz fit appeler Pedro Soler et le reçut chez lui pour lui léguer une sorte d’héritage musical ajoutant même : ‘Tu pourras dire que c’est de toi, je ne l’ai jamais enregistré.’
Pedro Soler accompagna Almadén jusqu’à sa mort. Il a joué pendant de nombreuses années avec pour Pepe de la Matrona dont l’enseignement fut déterminant pour lui. Il fut également longtemps aux côtés de Juan Varea. Enrique Morente et actuellement Inès Bacàn sont les chanteurs qu’il accompagne le plus souvent. Pour la danse il a accompagné occasionnellement diverses danseuses comme Carmen Amaya, La Chunga. C’est essentiellement de ‘La Joselito’ qu’il tient son école. ‘La Joselito’ a dansé en public dès l’age de six ans aux côtés des grands mythes tels Juana ‘La Macarrona’, ‘La Argentina’.
Ne faisant pas de la recherche du "nouveau" une priorité dans son travail, ilest pourtant ouvert à toutes les musiques. Il a joué longtemps aux côtés de’Atahualpa Yupanqui dont l’exigence musicale et la rigueur artistique furent un modèle permanent. Il joue la rumba catalane avec des gitans de "San Jaume". Il a enregistré avec le guitariste brésilien Nonato Luiz (LP "Diálogo" (CBS), 1982), avec la chanteuse Maria Bethania, travaillé Federico Garcia Lorca (textes et chants) avec Germaine Montero, plus récemment avec Maria Casarès des poèmes de Antonio Machado, et il considère cette dernière rencontre comme une étape importante dans sa ‘descente aux enfers’ du chant profond, le "cante jondo".
avec Beñat Achiary © Jacky Lepage
En parallèle de nombreuses rencontres l’ont amené à faire dialoguer le flamenco et les univers musicaux d’artistes tels que Renaud Garcia-Fons, Raúl Barboza, Ravi Prasad, Michel Doneda, Ramón Lopez et le chanteur basque Beñat Achiary, en duo et pour la création de ‘Un poète à New York’ (un hommage à Federico Garcia Lorca).
Lorsqu’il représentait la guitare flamenca au Théâtre des Nations, Jean-Louis Barrault dit de lui : "De toutes les guitares qui chantent et font danser dans le monde il en est une particullièrement pure, c’est celle de Pedro Soler." Miguel Angel Asturias, prix Nobel de Littérature, écrivait : "Les doigts de Pedro Soler sont les cinq sens de la guitare, dans ses mains elle regarde, écoute, chante, souffre et parle."
Please check out the interview in Guitar Review 133 (Winter 2007) by Bryce Dessner
With permission of Mr Bryce Dessner & http://www.guitarreview.com/
DISCOGRAPHIE SELECTIVE
Les riches heures du Flamenco (Le chant du monde)
(avec El Nino de Almaden, Pepe de la Matrona, La Joselito)
Grands cantaores du Flamenco Pepe de la Matrona (Le chant du monde)
Grands cantaores du Flamenco Jacinto Almaden (Le chant du monde)
Raimundo Fagner * Soro (CBS, LP, 1978) * Pedro Soler joue sur une plage
Ignace De Loyola - Cette nouvelle vie qui commence à présent (O.P.E.R.A. Sélection Etudes, LP)
avec les voix de Jean Davy, Guy Moigne, Jean-Paul Coquelin et RenÈ Bergil et musique de Pedro Soler (guitare) et Dominique Peccoud (violoncelle)
Arte Flamenco vol. 1 (Mandala MAN 4828)
Arte Flamenco vol. 2 (Mandala MAN 4829)
Arte Flamenco vol. 3 (Mandala MAN 4832)
Pedro Soler - A Flamenco Guitar Recital (RCA Victrola)
Germaine Montero - Présence de Lorca (Le Chant Du Monde LDX 7 6032, LP, 1968)
Pedro Soler & Marie-Rose Carlie - Poèmes d'Andalousie et Guitare Flamenca (Disques Opéra, 7inch, EP)
Pedro Soler & Nonato Luiz - Diálogo (CBS)
Pedro Soler - Die Flamenco-Gitarre (Pläne) - est le même que *
Pedro Soler - La Guitare Flamenco (Le chant du monde) *
Pedro Soler - Fuentes (Le chant du monde)
Beñat Achiary - Ene kantu ferde ta urdinak... (Silex)
Beñat Achiary, Bernard Lubat, Dominique Regef, Pedro Soler - Lily Purpea (Silex)
Various Artists - Festival Guitarras del Mundo 1998/99 - Buenos Aires, ArgentiniÎ (2 CD, GDM 26/27, 2000)
Juan Varea Cante Flamenco (Al Sur)
Pedro Soler Sombras (Al Sur)
Enrique Orozco & Pedro Soler Cantaor Sevillano (Al Sur)
Kudsi Erguner & Pedro Soler L’Orient de l’Occident (Al Sur)
Pedro Soler & Renaud Garcia-Fons Suite Andalouse (Al Sur)
Le Concert de Nanterre (Al Sur)
Ravi Prasad & Pedro Soler (Al Sur)
Olivier Bensa - Mélopées (Triton)
Pedro Soler & Beñat Achiary Près du coeur sauvage … (Al Sur)
Achiary/Bacan/Bekkas/Lopez/Soler - La Cité Invisible -Rencontre à Casablanca (Nord-Sud Music)
Pedro Soler - Luna Negra (Nord-Sud Music)
Pedro Soler, Luis Rigou et Gaspard Claus * Federico Garcia Lorca * Il y a eu crime dans Grenade, les poèmes du Cante Jondo (epm littérature)
Maria Bethania Olho D’Agua (Universal, 1992) Pedro joue sur la chanson ‘Invisivel’ (composé de Djavan/Caetano Veloso)

Pedro Soler
A FLAMENCO GUITAR RECITAL
RCA Victrola (LP)
Pedro Soler: guitare flamenca
Ce disque a été sorti en Angleterre en 1965.

Pedro Soler
LA GUITARE FLAMENCO
Le Chant du Monde (LP)
DIE FLAMENCO-GITARRE
Pläne (LP)
Pedro Soler: guitare flamenca
Ce disque a été sorti en 1979 dans la série ‘Spécial instumental’ du label Le Chant du Monde.


El Niño de Almadén & Pedro Soler
ARTE FLAMENCO Vol. 3
MANDALA (CD)
El Niño de Almadén: chant
Pedro Soler: guitare flamenca
Enregistré en juin 1961.
Jacinto Antulin Galleco (1901-1971) dit El Niño de Almadén, du nom de sa ville natale, Almadén, modeste agglomération de 15.000 habitants située à la pointe sud-ouest de la Nouvelle Castille , aux confins de l’Extrémadoure et de l’Andalousie, fut formé dès l’enfance (12 ans à peine) à la dure école de la mine (Lurcajo, Puertollano, Romanil-las), où il commence par laver le minéral à l’air libre pour se retrouver bientôt mineur de fond. Son seul dérivatif est le chant et les réunions entre amis le dimanche.
Son talent est bien vite détecté et on l’invite régulièrement dans les fêtes de villages où il se rend rapidement célèbre. Sa voix, d’une extraordinaire souplesse, se prête idéalement, en effet, à l’interprétation des ‘cantes’ de la région, les minares, dont il devient l’un des spécialistes reconnus.
A toute chose, malheur est bon, dit-on , et c’est ainsi qu’ayant réchappé par miracle à un terrible accident du travail, il décide de quitter la mine pour se consacrer à son art. C’est alors qu’un cantaor réputé en ce début de siècle, El Niño del Gentil, qui avant remarqué peu de temps auparavant le talent naissant d’Almadén, prend ce dernier sous son aile à ce tournant de sa vie, lui ouvrant les portes du café cantante La Magdalena à Madrid, et par là-même celles de la carrière cantaor professionnel.
A Madrid, le succès est immédiat et ne va plus lui faire défaut. Contrats, enregistrements de disques, tournées avec des troupes connues (dernière en date, les ballets de Luisillo) se succèdent et son nom est bientôt connu de tous. Les aficionados sont très vite séduits par cette voix à la fois lisse et timbrée, conduite à la perfection, capable de contrastes dynamiques insoupçonnés et passant à volonté de l’ombre à la lumière suivant les impératifs du texte.
D’abord spécialisé dans les chants de la mine et du Levant, interprète incomparable des malagueñas et autres granainas, El Niño de Almadénétend peu à peu son répertoire. Le grand Antonio Chacón, son Dieu, son maître, son modèle, qu’il rencontre en 1923, l’aide dans sa démarche, lui donnant de ne plus fumer n’est pas le moins lourd des conséquences ! C’est en effet grâce à la longueur de son souffle qu’Almadén peut, par exemple, étirer jusqu’à l’insoutenable les versets quasi liturgiques de la malagueña d’Enrique el Mellizo. Comme Chacón, d’ailleurs, Almadén possède une technique vocale parfaite, si parfaite qu’elle semble être le résultat d’un travail acharné, quand bien même le don a joué le premier rôle. Héritiers tous deux sans le savoir d’une école de la voix qui remonte à Zyriab est à la tradition orientale judéo-arabe installée en Europe pendant de nombreux siècles (dans un passé récent les années 40/50 le chanteur oranais Mahieddine, spécialiste de chants religieux, présentait encore des similudes frappantes detimbre et de technique avec nos deux cantaores), Chacón et Almadén traduisent l’indicible et révèlent le secret des coplas par cette perfection même, par le pouvoir que possède une voix contrôlée au millimètre de révéler tous les aspects d’un texte et d’en percer les énigmes. En cela, l’art des cantaores payos (= paysan, utilisé pour des non-gitans) est parfaitement complémentaire de celui des gitans, lesquels priviliégient le plus souvent la dramatisation du discours au détriment de l’art vocal pour des raisons essentiellement existentielles. Aussi bien, plutôt que d’attiser une querelle stupide qui n’est pas près de s’éteindre, savourons donc pour l’heure le grand moment de joie musicale que nous offre un chanteur payo auquel les gitans eux-mêmes ont rendu hommage, Ramón Montoya, gitan s’il en fut, et qui avait mis son art au service des plus grands, n’accordait-il pas à Almadén le titre de Señor del Cante Grande ? D’autres guitaristes d’immense talent partagèrent cet avis, tels Pepe Badajoz, Melchor de Marchena, Roman el Granaino, Perico el del Lunar, qui l’accompagnèrent fréquemment, avant que Pedro Soler ne devienne son partenaire de prédilection.
L’enregistrement de ce disque fut effectué dans des conditions bien particulières, qui tiennent essentiellement à l’amitié qui unissait Almadén, Pedro Soler et l’auteur de ces lignes. En manque, littéralement (le chant était vraiment pour lui une véritable drogue), Almadén nous convoqua (le terme n’est pas trop fort), un dimanche de juin 1961 pour mettre en boîte, comme l’on dit dans le jargon du métier, une série de ‘cantes’ qu’il avait longuement travaillé avec Pedro. Ainsi fur fait, dans la joie et la décontraction, sans contraintes d’aucune sorte, en jouant au contraire la carte de la spontanéité, et en s’interdisant donc les reprises ou corrections habituellement pratiquées (‘La Saeta’, plage 11 du CD, provient d’un enregistrement antérieur). "Gardez cette bande," dit ensuite Almadén, "et publiez-la si vous voulez après ma mort (el dia que palme) … Vingt-trois ans plus tardd son vœu est enfin réalisé.

Pedro Soler & Nonato Luiz
DIÁLOGOMÚSICA FLAMENCA MÚSICA BRASILEIRA
CBS (LP)
Pedro Soler: guitare flamenca
Nonato Luiz: guitare
Enregistré en public 29 & 30/06/1982 à la Sala Cecilia Meireles (Rio de Janeiros) par Harley Barros
Nonato Luiz, guitariste et compositeur brésilien, est né dans la petite ville de Lavras da Mangabeira, située dans L'État de Ceará, au Nord-Est du Brésil. Nonato Luiz est, sans aucun doute, l'un des musiciens brésiliens le plus respectés dans le circuit européen, tant par les amateurs que par les critiques spécialisés. Il reçoit toujours des éloges lors de ces présentations publiques. Avec plus de 700 compositions musicales et plusieurs collaborations avec des paroliers brésiliens, Nonato a déjà enregistré avec les principaux noms de la musique brésilienne comme Nara Leão, Geraldo Azevedo, Belchior, Fagner et bien d'autres. Il possède une ample discographie et a lancé déjà quatre Livrets de Participations, dont une en Europe par la Maison d'Edition Henri Lemoine à Paris. Ce livret, dont le titre est Suite Sixième en Ré Pour Guitare, le fait entrer dans le cercle privilegié des musiciens brésiliens ayant edités leurs oeuvres originales en Europe. Sa musique unique mélange des éléments de rythmes du Nord-Est Brésilien avec une musique classique et érudite. Son inspiration passe du Forró (musique régionale) au Jazz, de la Bossa Nova au Blues.
Nonato Luiz débute sa carrière artistique en 1956. À cette époque, son instrument de prédilection est le cavaquinho, une petite guitare typique des rythmes tropicaux au son aiguë. Alors qu'il est musicalement partagé entre la musique populaire et la musique plus classique, il opte pour la guitare dont il fera son instrument. En 1975 il est déjà compositeur et il atteint l'harmonie avec son instrument. C'est alors qu'il remporte le Premier Prix au Concours de Guitaristes, organisé par la fameuse TV TUPI, de la ville de São Paulo. C'est la première reconnaissance de son talent. Il lance son premier album ‘Terra’ en 1980, avec la participation de Raimundo Fagner, João Donato et Bimba. Deux ans plus tard, il enregistre ‘Diálogo’ avec le guitariste de flamenco Pedro Soler.

Salzburg 1982
En 1984, avec de grands noms comme Mercedes Sosa, Paco de Lucia et Raphael Alberti, il enregistre un disque en hommage au peintre Pablo Picasso, lancé en Europe. La même année, c'est à Johannesburg, en Afrique du Sud, qu'il participe à un disque produit par le label S.A.B.C. Puis vient sa première tournée européenne en 1985. Il se présente alors en Italie, en France et en Autriche où il joue pour la première fois au Mozarteum de Salzburg, le temple de la musique instrumentale. À Paris, la même année, il enregistre ces propres compositions dans l'album ‘Guitarre Brésilienne’. De retour au Brésil, il collabore à de nombreux enregistrements et participe à de multiples concerts avec des pointures de la musique brésilienne comme Chico Buarque, Raimundo Fagner, Nara Leão, Luiz Gonzaga et Amelinha. En 1989 il fait une nouvelle tournée européenne. Cette fois en plus de l'Italie, de la France et de l'Autriche, il se présente en Allemagne confirmant l'augmentation de son prestige international. En 1990 il enregistre pour le label Caju Music un album avec le percussioniste Djalma Correa et le bassiste Luiz Alves. Pendant une nouvelle tournée en Europe, en 1990, il enregistre l'Album ‘Retrato do Brasil’ (Portrait du Brésil), lancé mondialement par la maison de disque Otto. Ensuite vient une série de concerts à Rio de Janeiro dans la salle de spectacle Cecília Meireles et une tournée avec le chanteur Raimundo Fagner dans tout le Brésil et quelques concerts en solo dans les régions Nord et Nord-Est. La même année il sort deux nouveaux albums : ‘Carioca’, avec l'organiste Tulio Mourão dont le lancement a eu lieu au cours d'une présentation unique sur la scène du Free Jazz Festival. Cette performance a été considerée par la critique comme la meilleure sonorité de l'événement.
Le deuxième album il accompagne l'une des plus belles voix du Brésil, Milton Nascimento, dans un disque intitulé ‘Fé Cega’ (Foi Aveugle). Ce travail entre les deux hommes continue et donne un autre disque ‘Milton Nascimento By Nonato Luiz’. En 1992, après une tournée européenne devenue déjà un rendez-vous obligé avec son public, il realise une série de concerts à Paris. Promotioné par L'Unesco, il enregistre ‘Terra à Vista’ (Terre en Vue), dans une Salle de Cinéma à Paris, qui deviendra l'hymne officiel de la Rencontre Internationale ECO-92. En 1994 il enregistre un album entièrement dedié au grand maître de la musique du Nord-Est du Brésil, Luiz Gonzaga, Le Roi du Baião (musique regionale). L'année suivante il joue aux États Unis où il intègre un groupe d'artistes brésiliens à l'occasion du concert ‘It's time for Brasil’ au Centre de New-York. Après le lancement au Brésil de ses albums enregistrés en Europe, il prête ses cordes à la musicalité de Beatles et lance en 2000 ‘Nonato interpreta The Beatles’, considéré comme son Album Blanc, pour le label Kuarup. Dans deux albums lancés en 2001, sa guitare met en valeur les voix de deux artistes uniques, Fernando Rocha et Abel Silva. Puis, en 2002, il décide de rendre hommage et d'honnorer ses racines du Nord-Est et enregistre l'album ‘Ceará’, nom de son état d'origine. Pour ce travail il fait une relecture personnelle de l'oeuvre de 18 compositeurs cearenses (originaire du Ceará). Lors de ce retour au sources, Nonato Luiz passe par 15 grandes villes et fait découvrir au public les musiques composées au Ceará durant le 20ème siècle.
Nonato Luiz a reçu de nombreux prix au cours de sa carrière. Parmis ces prix figure le Prix Sharp de Musique obtenu avec la musique ‘Baião de Rua’, composée avec un autre talent du Ceará, le poète Fausto Nilo.
Nonato Luiz est un alchimiste des sons et des sonorités, un artiste sachant réunir dans sa musique toutes les influences la rendant magistrale et unique, sans pour cela se détourner de son identité et de ces racines du Nord-Est du Brésil. Ces sentiments, ces vibrations, cette énergie que seul celui qui a vécu dans cette région du Brésil, peu en sentir et en peser la formidable force créative.
Juan Varea & Pedro Soler
CANTE FLAMENCO
Al Sur ALCD 165
Juan Varea: chant
Pedro Soler: guitare flamenca
Enregistré en 1982 (1 à 9) et 1983 (10 à 14) au studio Wolf Biermann (Hamburg) par Michael Ernst.
Juan Varea Segura est né à Burriana (Castellón) en 1908 et il meurt à Madrid en 1985. Il passe son enfance à Barcelone où il s’initie au chant dans le fameux tablao de Miguel Borrull. Vite remarqué par les chanteurs de passage, il fait ses débuts avec Manuel Vallejo (Clef d’Or du chant flamenco) et le suit à Madrid où il rencontre le "Maître des Maîtres" : Don Antonio Chacón. Il remporte le Concours de Madrid au Teatro Monumental et enregistre, en 1930, son premier disque accompagné par Ramón Montoya.
Une grande amitié le lie à Manuel Vallejo, à la Niña de los Peines, Thomás Pavón ainsi qu’au mythique "Niño de Gloria". Alors qu’il chante un des célèbres "fandangos del Gloria" lors d’une réunion privée à la Villa Rosa, Juan rencontre le chanteur d’une façon curieuse. La porte s’ouvre brutalement, un homme crie : "Qui a chanté ça ?" et le jeune Varea effrayé répond par un "C’est moi monsieur". El Gloria l’embrasse et le félicite
Ils feront ensuite la fête toute la nuit, Juan fume énorme cogare sur énorme cigare et se jette au petit matin sur son lit, épuisé par le vin et la nuit agitée, un cigare allumé à la bouche, il faillit périr dans l’incendie qu’il provoqua dans la pension où il logeait
La guerre civile le trouve du côté des Républicains. Prisonnier à Zamora il est sauvé par un ami torero.
En 1942 il part en tournée, d’abord avec Conchita Piquer, puis avec Pepe Marchena, Manuel Vallejo et les guitaristes Ramón Montoya et Niño Ricardo et ensuite, successivement avec Juanita Reima et Vicente Escudero. Il enregistre alors un disque historique accompagné par Niño Ricardo.
Zambra, temple du flamenco à Madrid l’engage comme chanteur vedette, il y restera de 1954 à 1975, année de la fermeture. Il se produit ensuite aux U.S.A. et en France, fait une tournée avec Isabel Soler et Pedro Soler avec qui il enregistre son dernier disque en 1982, et, l’année suivante, en Allemagne, les inédits publiés ici avec notamment, et, comme un clin d’oeil à ses débuts, cette ‘cancion’.
Le disque a été enregistré à Hambourg chez un ami chanteur et écrivain allemand, Wolf Biermann, qui possède un studio d’enregistrement. Quand nous partions en tournée, à chaque concert Juan Varea rerouvait un peu plus de voix, si bien qu’il s’est décidé à enregistrer un disque. La prise de son, réalisée par Michael Ernst, s’est faite en deux heures : une seule prise pour chaque ‘cante’, Juan ne réécoutant pas prenait juste le temps de fumer une cigarette de temps en temps
Grande figure du cante flamenco, Juan Varea fut unanimement admiré et aimé par les aficionados les plus exigeants ainsi que les artistes les plus éminents, ses pairs. Seuls quelques entendidos intégristes ont regretté l’énorme succès qu’il a eu en chantant les ‘canciones aflamencada’, chansons de style flamenco au goût de l’époque, comme les ont chantées nombre de grands tels que Pepe Marchena, Manolo Caracol et d’autres
Cela ne l’a jamais empêché d’être un des plus nobles cantaores, des plus cabales dans son chant profond. Cette noblesse il la portait en lui, une sorte de sagesse et de respect des autres, rares dans le monde du flamenco. Parmi les éloges dont il a été l’objet toute sa vie on peut citer Anselmo Gonzalez Climent qui dit : "Le chant est pour lui sur le plan objectif une entité sacramentale et dans le subjectif un instrument brûlant, ennivrant. Il respecte les formes mais les habite, les ravive, les emporte dans le torrent de son individualité." Manuel Rios Ruiz commente : "Dans sa voix, il n’y a pas de stridences, il ne se réfugie ni dans le cri plus ou moins truqué ni dans le quejio, la plainte à outrance
Il est équilibre, justesse, naturel
Il interprète tous les styles avec dévotion et maestria
"
Durant les quinze années où nous avons travaillé ensemble Juan Varea ne s’est jamais départi de sa courtoisie, de son humour et de son intérêt pour tout ce qui l’entourait. Fumeur incurable, il n’allumait jamais une cigarette dans la voiture qui nous amenait d’une ville à l’autre, et attendait, par respect pour les autres la ‘halte cigarette’ convenue. Il ne s’est jamais séparé non plus de son angoisse avant d’entrer en scène, quel que soit le public, face à sa propre exigence intérieure et à sa responsabilité de chanteur dépositaire de l’art flamenco.
Pedro Soler
Pedro Soler
SOMBRAS
Al Sur ALCD 106
Pedro Soler: guitare flamenca
Enregistré par Jocelyne Le Menach et Vincent Gasco (Radio France Roussillon) en l’Eglise Romane de la Rectorie à Banyuls-sur-Mer, sauf # au studio Redstart à Perpignan, en juin 1992
Enrique Orozco & Pedro Soler
CANTAOR SEVILLANO
Al Sur ALCD 115
Enrique Orozco: chant
Pedro Soler: guitare flamenca
Enregistré par Michel Pagiras au Centre Culturel de Paradas (Province de Seville) en juin 1993, mixé par Clement Ziegler.
Enrique Orozco Fajardo
Natural de Olvera (Cádiz), 1912. Cantaor. Se inició en Sevilla, donde vivió desde niño. En 1932, realizó su primera gira por pueblos de la provincia sevillana. Debutó en el Kursaal Olimpia de Sevilla, en 1934. Al año siguiente realizó una gira con Manuel Vallejo por toda España, volviendo de nuevo, en 1936, al Kursaal Olimpia, desde donde se trasladó a Madrid, para participar en el Certamen Nacional de Cante Flamenco, organizado en el Circo Price, donde obtuvo un segundo premio por fandangos, formando parte a continuación de un elenco creado con todos los artistas premiados en el referido certamen, iniciando un recorrido por la geografía española, que quedó truncado en Jaén, al estallar la guerra civil. Retorna a Madrid, en los años cuarenta y frecuenta las reuniones de cabales del Colmao Villa Rosa, con esporádicas actuaciones en público, una de ellas en 1948, en el Teatro Fuencarral, junto a José Cepero y Jacinto Alrnadén. Viajó a Francia en 1955, donde actuó en los tablaos parisinos La Puerta del Sol y El Catalán, así como en el Teatro de las Naciones y en la Universidad de la Sorbona. Regresó a Madrid y actuó en la Parrilla del Alcázar madrileño, en 1961. Al año siguiente se presenta al concurso del festival Nacional del Cante de las Minas de La Unión, obteniendo el primer premio. También ganó, en 1964, el premio de cartageneras el 1º Concurso de Cartageneras. Ese mismo año trabajó con Marchena en el espectáculo Alarde flamenco. Después de otra larga etapa frecuentando las fiestas íntimas en las ventas madrileñas, actúa en 1982, en el Café de Cante Silverio de Madrid, significando un descubrimiento para la nueva afición, siendo contratado para la 1ª Cumbre Flamenca de Madrid y realizando una gira con una representación artística de este festival por varias ciudades españolas y alemanas. E igualmente con el elenco Los últimos de la fiesta, actúa en los festivales andaluces. De nuevo participa, en 1985, en la II Cumbre Flamenca de Madrid, en el Teatro Alcalá Palace, y en las Noches Flamencas del Círculo de Bellas Artes madrileño, como así mismo en la Bienal de Arte Flamenco Ciudad de Sevilla, en 1986. Su discografía, aunque no muy amplia, iniciada en 1935, es de interés. Su repertorio es largo, destacando por malagueñas, granaínas, tarantas, cartageneras y fandangos, estilos a los que aporta personalidad y una musicalidad sensible y sumamente bella. En 1987. la Cátedra de Flamencología de Jerez de la Frontera, le otorgó el Premio Nacional a la Maestría.
Flamenco & Musique Soufi Ottomane
L’ORIENT DE L’OCCIDENT Hommage à Ibn Arabi Sufi de Andalucia imaginé par Kudsi Erguner
Al Sur ALCD 131
Yusuf Bilgin: chant
Kunsi Erguner: ney
Mehmet Emin Bitmez: ûd
Tamer Pinarbasi: kanun
Enrique el Extremeño: chant
Pedro Soler & Salvador Gutiérrez: guitare flamenca
Bruno Caillat: percussions
Enregistré par Daniel Sobrino et mixé par André Voltz au studio Cargo (Motreuil) en avril 1994.
Kudsi Erguner (ney)
Kudsi Erguner, né en 1952, est l'héritier d'une famille de musiciens soufis d'Istanbul. Remarquable joueur de ney (longue flûte répandu dans toute l'aire arabo-ottomano-persane), il vit et travaille depuis une vingtaine d'années entre Paris et Istanbul. Sa rencontre avec Peter Brook, pour le Mahabharata, ses expériences musicales en Turquie (musique ottomane, tsiganes turcs etc) et hors de Turquie (Inde, Iran) témoigne d'une ouverture et d'une originalité dans la démarche musicale. Nul mieux que lui n'a exploré l'héritage musical turc et n'en a actualisé le potentiel entre Occident et Asie. Sa discographie est importante, en France notamment.

Pedro Soler & Renaud Garcia-Fons
SUITE ANDALOUSE pour contrebasse et guitare flamenca
Al Sur CDAL 137
Pedro Soler: guitare flamenca
Renaud Garcia-Fons: contrebasse
Enregistré par Romain Friydman au Studio Cargo (Montreuil) en septembre 1994
Info Renaud Garcia-Fons: www.renaud-garcia-fons.com
Yusuf Bilgin, Pepe de Granada, Kudsi Erguner, Pedro Soler, Georges Kazazian, Renaud Garcia-Fons & Keyvan Chemirani
LE CONCERT DE NANTERRE
Al Sur ALCD 242
Yusuf Bilgin & Pepe de Granada: chant
Kunsi Erguner: ney
Pedro Soler: guitare flamenca
Georges Kazazian: ûd
Renaud Garcia-Fons: contrebasse
Keyvan Chemirani : percussions
Enregistré à la maison de la musique de Nanterre le 21 octobre 1997 et mixé au Studio Vrémond par André Voltz en juin 1998.
Pedro Soler & Beñat Achiary
PRES DU CUR SAUVAGE
Al Sur CDAL 252
Beñat Achiary: chant, bambous
Pedro Soler: guitare flamenca
Enregistré à la maison de la musique de Nanterre le 8 octobre 1998 par André Voltz et au CCAM de Vandoeuvre les 11 et 12 décembre 1998 par François Dietz.
Chacun de ces deux artistes accompagnera l’autre. Achiary, chanteur basque hors du commun, vit les poèmes, les textes, le lyrisme qu’il chante et interprète à sa façon. Il puise ses inflexions dans la tradition populaire de sa région, il développe toujours plus avant une exemplaire quête d’universalité. Il faut l’entendre... Son chant rappelle l’écho des vallées ou le murmure des sources. Pedro Soler est l’un des meilleurs guitaristes de Flamenco de notre temps. Il a épanoui son art de la guitare en accompagnant les plus grands chanteurs comme Pepe de la Matrona ou Miguel Vargas et les plus grandes danseuses : Carmen Amaya, la Chunga, la Joselito. Pedro Soler s’est produit dans le monde entier.
Le chant hors-normes de Beñat Achiary plein d'audace et de plénitude tend vers une universalité qui n'a d'égale que l'étendue des domaines musicaux qu'il aborde : de la tradition basque à la musique improvisée, sa silhouette tranquille se rencontre partout où l’on confronte tradition et création, identité et diversité. C'est à la guitare de Pedro Soler, guitariste de génie et virtuose du flamenco, que se marie sa voix pour vous offrir une "mise en musique" de grands poètes (Lorca, Pessoa
). Entre poésie, musiques du monde, et musique improvisée, ce CD est sans conteste d'une émotion rare.
Beñat Achiary est un chanteur hors gabarit. D'origine Basque, son chant est physique et total, né dans les traditions et dans l'histoire du peuple Basque. Toujours fidèle à ses origines il n'est cependant pas limité par les purismes ou dogmes de la tradition. Avec son goût pour l'exploration, l'improvisation, l'imaginaire, il dépasse les frontières reconnues de la musique traditionnelle et donne une vitalité neuve aux chants de son pays natal (et d'ailleurs). Avec son âme de poète, Beñat confronte (et confond) son publique avec l'innattendu. Sa voix s'envole à travers tous les registres. Son répertoire est éclectique et inclut chants et textes de tous les coins du monde qu'il interprété avec la liberté provocatrice d'un artiste contemporain.
Habitué aux salles de concert internationales, il collabore avec, musiciens improvisateurs, comédiens, écrivains et danseurs. Il a enrégistré plusieurs CD.

photo © Ramon Lopez
Ravi Prasad & Pedro Soler
RAVI PRASAD & PEDRO SOLER
Al Sur CDAL 253
Ravi Prasad: chant, percussions, flûte
Pedro Soler : guitare flamenca
Enregistré au studio des Fontenelles en février 1999 par Steve Shehan. Mixé au studio Vrémond par André Voltz en avril 1999.
Ravi Prasad:
Ravi Prasad, born in the southern province of Kerala in India; entered University as a Chemistry student only to perform in an end of year college show and never to return to Chemistry. He went to study Indian classical music at the Central Carnatic College, Madras and after receiving his diploma Ravi went on serve an apprenticeship in music, theatre and choreography, performing with some of the most prestigious artists in India. When Ravi arrived in France he quickly became involved in different branches of music, from Jazz to electro-acoustic. He gave a great number of concerts with artist such as Bernard Lubat, Nana Vasconcelos, Giovana Marini and the guitarists Gerard Marais and Pedro Soler. In the early 90's he created the Padhani Ensemble, comprising twelve singers with whom Ravi developed the concept of "Indian polyphonic music". He then went on to sing with the trombone player Philippe Renault and pianist Guillaume de Chassy. This trio "Ithal",was loosely constructed around jazz, Indian music and the harmonic thinking of Claude Debussy. Ravi has been touring Europe and India performing with the Chopinot Dance Company, one of France's the most successful companies. Amazingly Ravi has also found time to write and record the very first Indian symphony entitled "MYTHIA".

Pedro Soler
LUNA NEGRA
Nord-Sud Music NSCD 1132
Pedro Soler : guitare flamenca
Enregistré au studio des Vremont (Fourques P.O.) en mai 2004 Michel Pagiras et mixé au studio Vrémond en juin 2004

photo © Ramon Lopez
"Sechs Sinne des Flamenco"
‚Ich mag keinen hektischen Flamenco, der lediglich dazu dienen soll, die Technik der Tänzer zu unterstreichen.’ Statt dessen lässt Pedro Soler seine Melodien langsam entstehen, sie erwachsen aus einer sinnlichen Symbiose zwischen seinen Fingern und der Gitarre. ‘Pedro Solers Finger sind die fünf Sinne der Gitarre’, schrieb der Literat Miguel Angel Asturias.
Sein sechster Sinn ist die Erfahrung. Pedro Soler wurde 1938 geboren, und Flamenco spielt er schon seit seiner Jugend. An seiner Technik feilte er durch die Beobachtung und Anleitung einiger der größten Flamencogitarristen Spaniens, einer kleinen exquisiten Gruppe, zu der er inzwischen längst selbst auch zählt.
‚Luna negra’ heißt sein neues Album, auf dem er wiederum die sinnlich verspielte, oft sehr leise vorgetragene Vision seines Flamenco ausbreitet. Tatsächlich sind die acht Stücke, allesamt von ihm allein an der Gitarre instrumentiert, gefühlvolle, manchmal gar introvertiert wirkenden Kompositionen eine Überraschung jeden, der mit Flamenco bislang vor allem das Donnern der mit Nägeln beschlagenen Absätze der Tänzerinnen und Tänzer, klappernde Kastagnetten und dramatischen verband.
Fast verträumt wirken manche Stücke, zärtlich und voller Bewunderung, etwa für Carmen Joselito, die Tänzerin, mit der er über lange Jahre zusammen arbeitete, und der er einen Titel auf ‚Luna negra’ widmet. In seiner Musik erwacht ihr Tanz zu neuem Leben, und es scheint, als realisierte er die traditionelle Einheit aus Gitarre, Gesang und Tanz praktisch im Alleingang: Wenn nämlich seine Finger in leidenschaftlicher Virtuosität über die Saiten tanzen, dann entsteht auch daraus eine Art Gesang, der keiner weiteren Sprache bedarf.”
Michael Frost on http://www.cd-kritik.de, 02.07.2005
"Ich mag keinen hektischen Flamenco, der lediglich dazu dienen soll, die Technik der Tänzer zu unterstreichen. Flamenco ist eine Welt des Ausdrucks, eine außergewöhnliche Musik, irgendwo zwischen Orient und Okzident angesiedelt. Ein bisschen wie der Blues, ist er der Ausdruck der menschlichen Seele."
In diesem Fall ist der Flamenco der Ausdruck der Seele von Pedro Soler. Der Altmeister, geboren 1938, veröffentlicht mit "Luna Negra" ein Solowerk mit acht Gitarrenstücken. Es sind im Grunde musikalische Gedichte, denen man vierzig Jahre Bühnenerfahrung anhört. Formal an die Grundmodelle des Flamenco angelehnt, von "Soleá" bis zu "Sevillanas" bringt er seine Formel mit einem Shakespeare-Sonett auf den Punkt: "Vestir palabras viejas en nuevo modo es todo mi arte, usando lo que esta ya usado."
Das benutzen, was sowieso schon immer da war, mit Wasser kochen, um dabei trotzdem alles immer wieder neu zu machen. Weniger ist mehr: Zwar lässt er zwischendurch aufblitzen, wozu er spieltechnisch in der Lage ist, dann kommt ein gehauchtes Tremolo, technisch einfach perfekt, aber meist sind es die ruhigen Stellen, schlicht und anmutig, die seinen Stil ausmachen. Diese Musik hält die Zeit an. Sie schwebt im Augenblick. Ganz toll!
Peter Backof - http://www.discover.de - Juni 2005
“Jenseits exhibitionistischen Virtuosentums bewegt sich Pedro Soler auf seinem Solo-Album ‘Luna Negra’. Flamenco wird hier nicht als Zurschaustellung van Fingerfertigkeiten betrieben, eher als akustisches Stilleben, zu dem unwillkürlich Bilder von ausgetrockneten Serras und einsamen Dörfern in der Mittagshitze vors innere Auge treten.”
Jazzthing, September/Oktober 2005
“Pedro Soler ist ein Vertreter der langsamen Spielart des Gitarren-Flamencos. Für ihn dient seine Musik nicht dazu, die Technik von irgendwelchen Tänzerinnen zu unterstreichen. Die 8 Tracks stehen vielmehr für die Ausgeglichenheit und die Ruhe, die Flamenco ausdrücken kann. Er erklärt: ‚Luna Negra ist ein Album der Reife und des Wohlgefühls. Ich versuche mit meinen Kompositionen wie beim Blues die Gefühle der menschlichen Seele auszudrücken.“
Ute Bank in inMusic, Nr. 4/2005 ***
„Hektik ist nicht unbedingt sein Ding. Mit Musik versucht Pedro Soler so etwas wie Gediegenheit zu vermitteln. Erneut gelang dies auch durch leise Flamenco-Stücke auf der CD ‚Luna Negra’. Leidenschaft lebt bei dem Südländer vor allem durch den Faktor Zeit. Denn der 1938 geborene Soler verbindet mit dieser Gabe sein bestechendes Gitarren-Spiel. Es ist formlich bei jedem Stück zu spüren. Und dabei werden durchaus vorhandene Fähigkeiten bewusst nur spärlich eingestreut. Dadurch soll die Echtheit dieser Stilform bewahrt werden. Irgendwie schreit die CD nach Entspannung. Sie lädt zur Besinnung ein. Vier Jahrzehnte bereiste der Spanier auf leisen Pfaden die Bühnen unseres Planeten. Die stets mitfahrende Gelassenheit verpflanzte der Virtuose auch auf die CD. Denn nicht zu leugnende Zwischentöne verdrängen das Chaos des Alltages in die Nische. Dort erwartet uns eine wunderbare Welt zum Innehalten und Abschalten. Insgesamt acht Titel haben somit ihren Zweck erfüllt. Als Konsument kann man sich nichts anderes wünschen.“
Roby in Freie Presse, August 2005 ***
„Ruhe strahlt sie aus, diese CD von Pedro Soler. Fast siebzig Jahre ist er alt, und seinem Spiel sprechen Reife und Erfahrung. Er hat es nicht mehr nötig, durch halsbrecherische Skalen Eindruck zu schinden. Der Gitarrist möchte mit seiner Musik Wohlgefühl vermitteln. Das merkt man dieser CD an. Meditativ und entspannt perlen Akkorde und Melodien aus der Hand des Meisters. Soler war jahrelanger Begleiter von Tänzern und hat es gelernt, zurückhaltend zu spielen und sich nicht in den Vordergrund zu stellen. Bei den acht Titeln dieser CD, die traditionelle Tänze, wie ‚Taranta’, ‚Farruca’ oder ‚Soleá’ vorstellen, könnte man sich deswegen gut noch ein zusätzliches Solo-Instrument vorstellen. Das Spiel Solers ist sehr akkordbetont, er entwickelt wenig Melodien, sondern konzentriert sich eher auf die harmonischen und rhythmischen Prinzipien der Musik. Diese nüchterne Strenge, die Purheit seiner Flamenco-Interpretationen hat durchaus ihren Reiz. Auf jeden Fall fasziniert die technische Vollkommenheit Solers, der es versteht, seine Golpes meisterhaft mit Akkordspiel zu verweben. Eine CD, die jedem Liebhaber des traditionellen Flamenco zu empfehlen ist.“
Ahmed El-Solomouny in Akustik Gitarre, 5/2005
„Der Name Pedro Soler weckt bei mir persönlich musikalische Jugenderinnerungen. Meine allererste LP mit Flamencogitarrenmusik, erschienen Ende der 70er Jahre bei Le Chant du Monde, stammte von ihm. Der 1938 geborene Soler gehörte nie zu den spektakulären Highspeedtechnikern des Genres und wird doch von Kennern als Meister des Instruments verehrt. Er ist Zeit seines Lebens weniger Solist als aufmerksamer und leidenschaftlicher Begleiter gewesen. So hat er z.B. seinen Entdecker und Mentor, den Sänger Jacinto Almadén, bis zu dessen Tod im Jahre 1968 auf Konzerttourneen um die ganze Welt begleitet gewesen. Mit dem Zapateado ‚Carmen Joselito’ verneigt sich Soler vor einer der Grandes Dames des Flamenco, der Tänzerin ‚La Joselito’. Mehr als 40 Jahre hat er für sie gespielt, ebenso lange wie Soler als Gitarrist auf der Bühne steht. Er selbst nennt Luna Negra ein Album der Reife und des Wohlgefühls. Er verabscheut ‚hektischen’ Flamenco. Soler gehört zu der aussterbenden Spezies von Künstlern, die den flamenco puro in meditativer Gelassenheit und nüchterner Klarheit und Strenge vortragen. Pedro Solers hat reinigenden Charakter. Hier leuchtet die Seele des Flamenco in stiller Tiefe auf.“
Rolf Beydemüller in Folker !, 5/2005
„Der schwarze Mond und Pedro auf der Gitarre als Solist. Seine Finger sind die 5 Sinne der Gitarre, die damit sehen, hören, singen, fühlen und sprechen kann.
Der Flamencomeister Pedro Soler ist einer der berühmtesten Musikanten des Goldenen Alters. Er ist Meister der Gitarre und spielt für berühmten Tänzerinnen, bleibt für alle Musikrichtungen offen, spielt mit Atahualpa Yupanqui, nimmt mit den Brasilianern Nonato Luiz oder Maria Bethania auf und arbeitet mit der Griechischen Sängerin Angélique Ionatos, dem Basken Beñat Achiary und dem Inder Ravi Prasad. Vierzig Jahre auf der Bühne, 1938 geboren, ist seine volle Leidenschaft gereift und oft wegen der Reinheit mit Diamanten verglichen worden. Freude und Leid des andalusisches Folkes kommen gut zum Ausdrück. Flamenco ist eine Welt des Ausdrucks, eine aussergewöhnliche Musik, irgendwo zwischen Orient und Okzident, wie der Blues Ausdruck der menschlichen Seele zwischen Traum und Wirklichkeit.“
Folkmagazin #260, 4/2005
Inès Bacan, Beñat Achiary, Majid Bekkas, Pedro Soler & Ramon Lopez
LA CITÉ INVISIBLE -RENCONTRE À CASABLANCA
Nord-Sud Music NSCD 1115
Inès Bacan: chant
Benat Achiary: chant
Majid Bekkas: chant - guembri
Pedro Soler: guitare
Ramon Lopez: drums
Casablanca : "La cité invisible"
Xavier Matthyssens, notre collaborateur et ami, a disparu l'été dernier. Il était l'âme des Rencontres musicales de Casablanca, auxquelles il s'était totalement dévoué. La deuxième édition de ce festival, fin septembre, était l'occasion, pour tous ceux qui l'avaient côtoyé, de lui rendre hommage au travers d'un spectacle qui lui était entièrement dédicacé, "La Cité Invisible". Isabelle, la soeur de Xavier, nous a fait parvenir ces quelques notes, traces fugitives d'un événement forcément unique.
Le concert «La Cité invisible» a eu lieu le 23 septembre 2002 à l'Institut Français de Casablanca, en hommage à Xavier Matthyssens, créateur et directeur artistique des Rencontres musicales de Casablanca. Suite à la disparition brutale de Xavier, en accord avec sa famille, ses amis, et tous les partenaires du festival, Les Rencontres musicales de Casablanca ont donné la priorité à «La Cité invisible».
Née de la résidence d'artistes européens et marocains, et de la répétition publique qu'ADENS et l'Institut Culturel Français de Casablanca ont organisé en avril 2002, « La Cité invisible» mêle voix basque, flamenca et gnaoui. Cette création était placée sous la direction artistique du chanteur basque Beñat Achiary, entouré de Inès Bacan, Abdelmajid Bekkas, Pedro Soler et Ramon Lopez.
« Je vois le concert comme un voyage. Un centre de nous-mêmes.» (Beñat Achiary)
Visions multiforme, multisens, vision interplanétaire où se mêlent voix, sons, images et textes. Images symboliques et virtuelles sur un chemin de terre, d'eau, et, de lune. Chemins entrecoupés de la douleur d'un enfantement d'un soi nouveau, aéré des douleurs enfantines. Matrice sectionnée sur laquelle court un cheval fou, multisolaire. Matrice recréée dans la recherche de soi et l'attente de l'ami réinventé. Chemins de croix, épuisement de l'attente, alanguissement de l'être retrouvé. Grincement d'une porte qui s'ouvre et se ferme pour donner naissance à une lumière nouvelle.
« C'est là où nous conduisent nos chants d'amour violents et tendres. » (Beñat Achiary).
Ne pas chercher à comprendre, sentir tout simplement : un message d'espoir simple que nous a livré «La cité invisible».
Mais un message semé d'embûches si le corps ne renaît pas des cendres de l'esprit. Car, pas à pas, sonorités enchaînées les unes aux autres, nous avançons vers cette luminosité qui nous aveugle et nous rend à nous-mêmes. Tel est sans doute le sens initiatique de « La Cité invisible » que nous ont livré les voix d'Inès Bacan, Beñat Achiary, Majid Bekkas, entremêlées à la batterie de Ramon Lopez et aux fluidités de la guitare de Pedro Soler. Portes tour à tour entrouvertes, refermées, miroirs de l'en-deçà qui ne cessent de dire adieu pour que, sur la rive, chacun chavire, et, dans un élan d'infini se repose pour s'envoler plus haut.
Rencontres musicales de Casablanca
L’adieu à Matthyssens
Les Rencontres Musicales de Casablanca (RMC) seront réduites cette année à la seule présentation de la création collective «la cité invisible». La décision a été prise par les organisateurs de RMC suite au décès de Xavier Matthyssens, créateur et directeur artistique de ses rencontres, à quelques semaines du lancement effectif de l’édition 2002.
«La cité invisible» sera perceptible à l’Institut français de Casablanca le lundi 23 septembre, au théâtre 121. C’est le fruit d’une collaboration d’artistes européens et marocains et des répétitions qu’ADNES (Association de Développement des Echanges Nord Sud) et l’Institut français de Casablanca ont organisées en avril 2002. Le spectacle mêle voix basque, flamenco et gnaouie.
La direction artistique du spectacle a été confiée au chanteur basque Beñat Achiary (France) avec une équipe composée d’Ines Vacan, Abdelmajid Bekkas, Pedro Soler et Ramon Lopez.
Héritage
C’est le résultat de la rencontre de trois cultures, riches d’un héritage musical indéniable. D’abord, La musique basque avec le chanteur Beñat Achiary qui compte à son répertoire plusieurs interventions auprès de certains acteurs les plus importants de la musique improvisée européenne actuelle. Ensuite, le Flamenca, avec la chanteuse andalouse Inès Bacan, dont le frère Pedro Bacan fut l’une des figures marquantes. Elle sera accompagnée dans ce spectacle par le guitariste Pedro Soler qui a aussi fait ses preuves auprès de grands musiciens du calibre de Pepe de la Matrona et Enrique Morente. Enfin, la musique des gnaoua boucle ce trio musical, avec une participation signée Abdelmajid Bekkas. Le musicien marocain est parvenu à donner un cachet exceptionnel à la musique gnaouie. Son répertoire puise dans l’héritage de la musique locale, remonte aux origines, en multipliant les recherches dans les pays subsahariens et surtout en s’ouvrant sur les vertus de la world musique, dans des compositions fort originales.
Un bel hommage à celui qui a semé les graines d’un festival remarquable et récolté un tempo unique en son genre.
"Le chanteur et compositeur basque Beñat Achiary compte parmi les figures les plus singulières des scènes européennes. En effet, qui d’autre que lui peut à la fois jouer le rôle principal d’une pièce de Tolstoï, « Le Cadavre Vivant », mise en scène par Julie Brochen, au Théâtre de l’Aquarium (Paris), poursuivre une carrière de professeur au Conservatoire de Bayonne, participer à de nombreux concerts dans le registre des musiques improvisées, travailler à un triptyque consacré à l’Inde, au Bassin Méditerranéen et au Pays Basque, tout en organisant un festival (Itxassou) et apporter son expérience et sa puissance aux aventures musicales de la génération émergente ? Dans son actualité discographique, « Coup de projet-cœur » sur la publication d’enregistrements publics réalisés dans le cadre des Rencontres Musicales de Casablanca : « La Cité Invisible » (NordSud Music : nordsud.music@club-internet.fr ). Pendant une résidence d’artistes à Casablanca, organisée avec l’aide de l’Association de Développement des Échange Nord Sud et de l’Institut Français, Beñat Achiary s’est entouré, en sa qualité de directeur artistique, de la chanteuse et danseuse flamenca Inès Bacàn, du chanteur, compositeur et joueur de guembri Majid Bekkas, du guitariste flamenca Pedro Soler et du percussionniste Ramon Lopez. Point de rencontre entre les cultures basque, flamenca et gnaoua, « La Cité Invisible » constitue un voyage intérieur passionnant, et par moments même, au rendezvous de la transe, tourneboulant. Une fois n’est pas coutume, nous laisserons à son initiateur le soin d’éclairer cette quête. Néanmoins, avant de citer Beñat Achiary, rendons aussi hommage à une énergie trop tôt éteinte, sans qui ce projet n’aurait sans doute pas vu le jour : Xavier Matthyssens, critique musical et compagnon de route des troubadours de la fraternité sans frontières. « Je vois le concert comme un voyage. Un voyage au centre de nous-mêmes, là où pour que le chant s’incarne, nous tenterons de renaître dans la dépossession… Dans la lumière. Un voyage comme à travers plusieurs portes. A chacune d’entre elles espère un ami puissant. La première vibre des âmes des génies de l’Afrique (Majid Bekkas). La danse de la voix dans les rythmes savants et implacables du guembri, guide vers la seconde. La seconde où attend une voix de femme. Inès Bacàn ne chante pas, à chaque pas elle ressuscite, creusant avec sa voix, tel un sorcier de l’âme, pour que jaillisse l’eau de lumière dans le silence. La troisième dans les feux de l’amour, s’ouvre sur le vide. Terre de souffrances, le courage de vieilles et antiques routes de haute science. Le chant de méditation telle une longue route se perd et renaît dans le silence et échappe à nos yeux. Saint Jean de la Croix et les grands mystiques de l’Orient la connaissent. Là nous conduisent nos chants d’amour violents et tendres, au bout du corps, dans l’épuisement consentant des sens. Ramon Lopez avec ses peaux et ses métaux, Pedro Soler sa guitare essentielle entre ses bras, le souffle des vents seront les compagnons de notre route. » (Beñat Achiary). Pénétré par ces paroles, écouter et réécouter ce voyage dans « La Cité Invisible » transporte et emporte. A suivre !”
Philippe Schoonbrood (Jazzaround)
PRESSE :
"Pedro Soler, der zeitgenössischste Vertreter der alten Schule. Dieser spirituelle Sohn Pepe de Badajoz glänzt in den "toques grandes" - den großen, tiefen Stilen des Flamenco und überläßt es anderen, sich mit demonstrativeren Formen zur Show zu stellen. Mit seiner alten Gitarre von Santos Hernandez, mit ihrem dumpfen Klang, erinnert uns Pedro Soler an die großen Augenblicke eines Ramon Montoyas oder sogar eines Miguel Borruls."
Le Monde de la Musique, Frankreich
"Heute ist Pedro Soler für die "Aficionados" ein glänzender Virtuose. Mit äußerster Sensibilität umschlingt er seine Santos Hernandez 1929, der Rolls unter den Gitarren, die er vor 30 Jahren mit hartnäckiger Geduld endlich erstehen konnte. Die Finger von Pedro Soler sind die "fünf Sinne der Gitarre". Sie streicheln Ihnen die Seele."
Le Nouvel Observateur, Paris
"Pedro Soler ist ein "Flamenco". Mit allem, was das beinhaltet. Sein Spiel ist rein, einfach. Die Flamencowarheit, die autentische, genau die spielt Pedro Soler. Für ihn ist Tradition das, was überliefert werden muß: Ein Flamenco frei von Schnörkeln. Der Klang Pedro Solers ist kräftig (das wird heutzutage immer seltener), beherrscht und gebändigt. Die von Pedro Soler gespielten Stile sind sehr "jondo": Serranas, Granaina, Cantina, Tientos, Seguiriya. Erstklassig!"
La Corde Nylon
"Weit entfernt davon, aus der Suche nach technischer Virtuosität eine Priorität zu machen, hat Pedro Soler ganz im Gegenteil die expressive Intensität seines Spiels vertieft: eine immer präzisere Arbeit an Klang und Dynamik, schlichte Variationen frei von jeglichem Schmuckeffekt, dramatische Benutzung der Stille. So bringt ihn sein ständiges Bemühen um emotionelle Wahrheit immer mehr in die Nähe der wohl diskretesten, aber wahrscheinlich auch wichtigsten Gitarristen in der Geschichte des Flamenco, besonders der Perico el del Lunar."
Ma Guitare, Frankreich
"Soler a ébranlé la scène flamenca des décennies 80/90, et il ouvre le monde de sa guitare à des voix indiennes, mais aussi à des accompagnements classiques, tout ça n'ayant qu'un but, nous faire rêver à satiété."
Central Jazz.com : Les indispensables de Lydia
"A la fois savant et sauvage, sensuel et expérimental, le chant d'Achiary a ici pour compagne de nomadisme la guitare flamenca de Pedro Soler. les deux hommes ont créé ensemble il y a deux ans Un poète à New-York, hommage à Frederico Garcia Lorca.On retrouve ici le poète andalou et aussi Gongora, saint Jean de la Croix, Pessoa et des traditionnels basques."
Télérama, 2655.
"N'importe quelle carte géographique vous assurera qu'il y a une distance plus que généreuse de l'Inde gangétique à l'Espagne guadalquivirienne. C'est pourtant ce trajet qu'ont effectué au XVe siècle des nomades du Rajasthan, que l'on connaît plus sûrement sous le nom de " gitans ". Leur périple s'étant achevé en Andalousie, et cette terre étant très prisée pour sa musique locale, le flamenco, il y a fort à parier que cette musique n'est pas uniquement née dans les choux-fleurs du coin, mais bien plutôt à partir des graines semées par ces gitans, forts de tout leur bagage culturel oriental. En fait, la musique ibérique a plusieurs antécédents orientaux, mais l'élément spécifiquement indien n'est peut-être pas celui qui saute immédiatement aux yeux ou qui titille instantanément l'oreille.
Il n'empêche que, grâce à cette migration gitane, la musique indienne et le flamenco ont incontestablement des liens de parenté. Ce sont ces liens qui ont permis au célèbre guitariste flamenco Pedro SOLER et au chanteur, flûtiste et percussionniste indien Ravi PRASAD (voir notre dossier dans Ethnotempos n° 1) d'élaborer un répertoire commun, élaboré depuis cinq ans à partir d'improvisations. A l'écoute du premier album accouché par le duo PRASAD/SOLER (enregistré par Steve SHEHAN et paru sur le label Al Sur, dont le catalogue contient plusieurs références discographiques de Pedro SOLER), il est bien difficile de déceler exactement l'influence prédominante de chaque morceau, tant le mariage Inde/Andalousie est naturel ! On est surpris de l'imprégnation flamenco des compositions de Ravi PRASAD, alors que les morceaux de Pedro SOLER respirent l'" indianité ". Flamenco indien ? Raga andalou ? Toujours est-il que le maître des " soleares " ibériques, connu pour le dépouillement de son jeu guitaristique, qui osculte à la perfection les " alegrias y penas " (les joies et les peines) du peuple andalou, égrène ses notes tantôt avec la retenue qui sied à l'" alap " (introduction) d'un raga indien (Tampura Minera), tantôt avec l'allégresse d'un " drut ", caractérisé par sa vitesse rythmique supérieure (Rupak-Tal de Fiesta). Pour sa part, le chant de Ravi PRASAD, habité avec la même passion par le rêve, l'exaltation, la tristesse ou la méditation, se confond avec le " cante jondo " (le chant profond) du flamenco. La symbiose est donc indéniable, et l'album ne souffre même pas de l'austérité que l'on pouvait attendre de cette association " minimale " (chant + guitare) puisque, si la guitare de SOLER est omniprésente, Ravi PRASAD use, selon les couleurs à donner aux composition, de sa seule voix, de la flûte, du ghatam (cruche en terre), du tambourin, de la guimbarde ou du tampura (le fameux" bourdon " indien), faisant ainsi varier la palette instrumentale.
Sur scène comme sur disque, l'aventure de Ravi PRASAD et de Pedro SOLER, c'est avant tout celles de deux hommes qui se racontent, allant jusqu'aux portes du silence pour mieux s'écouter."
S.F.

Gaspard Claus et Pedro Soler
Le guitariste Pedro Soler et le violoncelliste Gaspard Claus restitueront le répertoire du flamenco contemporain, des œuvres classiques ... et moins classiques.
Avec la sagesse de la soixantaine, Pedro Soler affiche un parcours jalonné de rencontres. Il découvre la guitare flamenca dans sa ville natale, Toulouse, berceau d’exil marqué par les musiciens républicains espagnols, puis le voilà en Espagne auprès du chanteur Jacinto Almaden pour de longues tournées. Il explore l’art du flamenco et dégage un style limpide dans une sonorité étonnante en accompagnant les personnalités du pur flamenco : Pepe de Badajoz, Pepe de la Matrona, Enrique Morente et la danseuse La Joselito. Après de multiples périples planétaires et enregistrements pour CBS et Le Chant du Monde, Pedro Soler s’ouvre aux dialogues instrumentaux, dans des nuances surprenantes. Le duo créé avec Gaspard Claus est une histoire de famille …
Gaspard Claus, jeune violoncelliste fasciné par le toucher du catalan Lluís Claret, a débuté ses études musicales dès l‘âge de cinq ans au Conservatoire de Perpignan, auprès du Michel Lefort. Fils de Pedro Soler, il penche autant pour le classique et la musique de chambre que pour le jazz et l’improvisation, en développant une écoute intense et un travail sur le sens de l’espace musical. Etudiant en philosophie, comédien de cinéma et TV, Gaspard Claus est une valeur montante à découvrir avant tout le monde.
Un des programmes d’un concert du duo pourrait être:
1ère partie, guitare solo. Flamenco. Fandango Taranta Buleria. Petenera Farruca Zapateado. / 2ème partie : guitare et violoncelle. Jean-Sébastien Bach - Extraits de la Première Suite pour violoncelle. Improvisation pour Antonio Machado, Variations sur un thème de Franz Schubert, Variations sur la Folia d’España, Improvisation "por seguiriva", Improvisation flamenca.
Sources: http://www.catalunya-nord.com/
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"Antonio Machado"
avec :
Pedro Soler à la guitare et Gaspard Claus et son violoncelle lui répondent, l’accompagnent ou la précèdent dans un mariage harmonieux des notes et des mots. Une soirée d’évasion dans l’univers poétique et profond du poète Sevillan, dont Collioure est devenue la dernière demeure. |

Solo Soler
by Peter Margasak on April 10th - 4:59 p.m.
Since the emergence of Paco De Lucia back in the 60s, flamenco guitarists have either had to push the envelope stylistically or turn themselves into extreme extroverts to grab the spotlight. The players most people knowDe Lucia, Tomatito, Vicente Amigo, and Gerardo Nuñez, among othershave either dabbled in fusion or made sure they received equal billing (if not top) with the cantaor.
Pedro Soler is an increasingly rare exception. Now almost 70, he has an old-school mentality, using impeccable rhythms and subtle melodic accents to support the soulful machinations of heavy-duty singersincluding Enrique Morente, Pepe De La Matrona, and Juan Varea. On the recordings I’ve heard with him in a support role he never grandstandsno jazzy flourishes, no needlessly explosive burstsbut his presence is forceful and propulsive, and he possesses a sublime sense of space. His accompaniment has a genuine breath-like quality, masterfully matching the rise and fall of the vocals. Sometimes he’ll drop out suddenly, creating a powerful flash of silence, while at other moments his notes arrive in a wonderfully tangled pile-up.
On the 2004 solo album Luna Negra (Nord-Sud) Soler keeps the focus strictly on his guitarno singers, no palmas, no percussion. His tone is subdued throughout, favoring the lyric over the rhythmic, but the performances are still exquisitely crisp and marked by a strong sense of time, even at their most melancholic. He'll make his Chicago debut with a solo performance tomorrow, April 11, at the Chicago Cultural Center.
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